7,8 %. C’est l’écart moyen observé sur le taux d’ouverture d’un email selon le jour choisi pour l’envoi, toutes industries confondues. Pourtant, chaque vendredi, des milliers de campagnes partent à l’assaut des boîtes de réception, malgré leur réputation de terrain miné. Les chiffres ne font pas dans la nuance : selon la cible, le secteur ou même l’heure, les performances varient du simple au double.
Aucune règle universelle ne tient. Ce qui dynamise une campagne en B2B peut faire flop en B2C. Les tests A/B, souvent mis de côté, restent l’unique rempart contre les certitudes hâtives : seule l’expérimentation tranche.
Le vendredi, un jour à part pour l’envoi d’emails ?
Le vendredi ne laisse personne indifférent. Envoyer une newsletter à l’approche du week-end attire encore de nombreux professionnels du marketing, mais ce choix impacte de façon nette le taux d’ouverture d’une campagne emailing. Les statistiques sont claires : en B2B, le vendredi, et plus encore en fin d’après-midi, n’est guère favorable. Dès que la semaine s’étire, l’attention se disperse, la boîte mail se peuple de messages à traiter avant la coupure ; le clic se fait rare.
Pour les secteurs B2B, mieux vaut viser le cœur de semaine : mardi, mercredi, jeudi, là où l’attention reste soutenue. Les plages horaires à privilégier : 9h-11h ou 14h-16h. Côté B2C, la donne change. Les consommateurs consultent souvent leurs emails en dehors des heures de bureau : tôt le matin, le soir, voire durant le week-end, quand l’emploi du temps s’assouplit.
Le jour d’envoi façonne la portée de la campagne emailing. Un contenu identique, envoyé vendredi ou mardi, n’aura pas la même exposition ni le même retour. Les différences se mesurent sur le taux d’ouverture, le taux de clics, la capacité à convertir.
Voici les réflexes à adopter selon la cible :
- En B2B : laissez de côté le vendredi après-midi, et concentrez-vous sur les jours ouvrés les plus actifs.
- En B2C : variez vos tests sur les créneaux matinaux, la pause déjeuner ou la soirée, pour toucher le public au bon moment.
Chaque stratégie d’envoi doit coller au secteur d’activité et à l’audience. Le bon timing n’est jamais universel : pour certains, le vendredi reste un pari à haut risque.
Quels facteurs influencent vraiment le meilleur moment d’envoi ?
Définir le meilleur moment d’envoi requiert plus que de simples intuitions. Plusieurs leviers agissent en coulisse pour propulser ou freiner une campagne emailing. Le jour d’envoi reste central : il conditionne directement le taux d’ouverture. Mais l’heure d’envoi n’est pas en reste, surtout quand la concurrence s’intensifie pour grappiller quelques secondes d’attention. Comprendre les habitudes de consultation devient alors une étape incontournable.
Le secteur d’activité oriente fortement les usages. En B2B, les meilleurs créneaux s’étalent du mardi au jeudi, entre 9h et 11h puis entre 14h et 16h : des moments où la boîte de réception est abordée avec méthode. Pour le B2C, il faut s’adapter : les abonnés lisent leurs messages dès l’aube, à la pause déjeuner ou tard dans la soirée, parfois le samedi ou le dimanche. Les plages à surveiller : 6h30-8h30, 12h-14h, 19h-22h.
La fréquence d’envoi demande aussi du doigté. Trop de messages, c’est la lassitude garantie, le désabonnement ou le signalement en indésirable. Trop peu, et la marque s’efface de la mémoire de l’abonné. Enfin, le contenu ne doit jamais être négligé : une newsletter informative, une offre flash ou un message institutionnel ne captent pas la même attention selon le moment choisi.
Pour résumer les leviers à surveiller :
- Jour et heure d’envoi : à adapter en fonction du secteur et du public ciblé.
- Fréquence d’envoi : l’équilibre se situe entre présence régulière et saturation.
- Contenu : chaque type de message trouve son moment privilégié.
Le timing optimal repose donc sur l’observation fine des KPI et des usages propres à son audience.
Envoyer ses emails le vendredi : avantages, limites et idées reçues
Le vendredi demeure un sujet de discorde dans les services marketing. Faut-il tenter l’envoi juste avant le week-end ? En B2B, la réponse ne laisse guère place au doute : vendredi, surtout en fin de journée, rime avec désengagement. Les boîtes de réception se vident, l’attention s’évapore. Conséquence directe : taux d’ouverture en chute, interaction moindre. Ce constat s’appuie sur des analyses de campagnes menées à grande échelle.
Du côté B2C, la réalité se nuance. Si le vendredi n’atteint pas les sommets du mardi ou du jeudi, il conserve son utilité pour certains secteurs. Les offres de loisirs, de sorties ou de dernière minute peuvent profiter de cette fenêtre : le consommateur organise son week-end, consulte plus volontiers ses emails personnels en soirée. Mais ce succès ne s’étend pas à toutes les thématiques. Les messages à visée institutionnelle ou les cycles d’achat longs souffrent d’une moindre réactivité.
L’idée selon laquelle le vendredi serait systématiquement un jour « creux » pour l’email marketing mérite donc d’être replacée dans son contexte. Tout dépend du secteur, du contenu, du niveau d’engagement de la cible.
- B2B : concentrez vos efforts sur les mardis et jeudis, et gardez le vendredi pour des communications vraiment spécifiques.
- B2C loisirs/culture : expérimentez le vendredi, notamment en fin de matinée ou en début de soirée, pour des offres à durée limitée.
Le jour d’envoi façonne en profondeur la réussite d’une campagne. Les analyses le confirment : choisir son créneau ne relève jamais d’un automatisme, mais d’une compréhension affinée des comportements de lecture.
Tests A/B et analyse de vos résultats : la clé pour optimiser vos campagnes
La segmentation et la personnalisation sont précieuses, mais elles ne suffisent pas à elles seules à booster la performance d’une campagne emailing. Seuls les tests A/B permettent de valider (ou d’invalider) les choix stratégiques. Variez le jour d’envoi, l’objet, l’heure ou le contenu auprès de groupes comparables, puis évaluez l’impact sur les taux d’ouverture, les taux de clics et la conversion. Les plateformes d’emailing comme Mailjet, Mailchimp et Sendinblue proposent des modules dédiés à ce type de tests, avec des statistiques détaillées à la clé.
L’analyse des KPI guide les ajustements au fil du temps. Une fréquence d’envoi excessive use la patience des abonnés (désinscriptions, signalements en spam), tandis qu’une fréquence trop espacée fait perdre le lien. Des acteurs comme ActiveTrail publient régulièrement des études sur les variations du taux d’ouverture selon le moment de l’envoi, révélant l’impact du vendredi en entreprise. Côté B2C, les données de Brevo et Sendinblue mettent en avant les meilleurs horaires, souvent le soir ou au début du week-end, selon la cible.
Optimiser, c’est comparer
Voici les étapes clés pour tirer le meilleur parti de chaque campagne :
- Testez différents jours d’envoi pour chaque segment de public
- Analysez les performances selon le secteur et l’audience
- Ajustez la fréquence en fonction des retours d’engagement
Votre plateforme d’emailing devient ainsi un espace d’expérimentation. Chaque campagne, chaque variante enrichit votre connaissance du public, et affine la stratégie de diffusion. Les retours d’expérience, largement recommandés par MO&JO et MailSoar, permettent d’adapter la cadence, le contenu, le timing, et de garder une longueur d’avance sur la concurrence.
À chaque envoi, une nouvelle cartographie de l’attention se dessine. Reste à choisir votre créneau, à l’affûter, et à observer ce que le vendredi a réellement à offrir dans votre secteur.

