La mention d’un loisir perçu comme anodin a suffi à départager deux candidats aux compétences égales lors d’un entretien final, selon une enquête de RegionsJob. Pourtant, certaines activités, jugées inutiles ou dévalorisantes, continuent de figurer sur de nombreux CV, parfois au détriment d’un profil autrement solide.
Les recruteurs ne se laissent pas duper. Ils reconnaissent immédiatement les passions sincères, celles qui témoignent d’un vrai engagement, de celles qui ressemblent à des cases cochées par habitude ou manque d’inspiration. S’il n’existe pas de recette magique, il y a bien quelques règles pour transformer cette rubrique en levier redoutable.
Pourquoi les loisirs sur un CV font vraiment la différence auprès des recruteurs
La rubrique centres d’intérêt sur un CV ne relève pas du gadget. Elle joue un rôle de filtre, permettant aux recruteurs d’aller au-delà de la simple énumération de compétences techniques. Miser sur ses loisirs et hobbies revient à offrir un aperçu de soi, là où le parcours professionnel laisse parfois des blancs sur la personnalité. Elle n’est pas exigée, mais il serait dommage de s’en priver quand elle permet de marquer des points.
Choisir avec soin un centre d’intérêt peut donner du relief à un dossier. Certains loisirs trahissent un état d’esprit ou des soft skills particulièrement recherchés : l’engagement associatif évoque l’initiative, le sport collectif suggère l’esprit d’équipe, le bénévolat inspire confiance. Ces indices, le recruteur les guette, surtout pendant l’entretien d’embauche, où ils servent souvent de tremplin pour un échange moins formaté.
Voici ce qui distingue un bon choix de loisirs sur le CV :
- Un loisir authentique enrichit l’expérience professionnelle et complète les compétences techniques.
- Un centre d’intérêt pertinent permet de sortir du lot, même avec un parcours similaire à d’autres.
- Cette rubrique doit refléter la personnalité réelle, inutile d’en faire trop ou d’inventer.
Bien exploitée, la rubrique centres d’intérêt permet de faire émerger son profil dans la masse. Elle contribue à donner du sens au parcours, à raconter une histoire cohérente, qui va parler au recruteur. Pour certains candidats, elle a ouvert la porte à des entretiens inattendus, parfois même à un poste décroché sur un détail qui a fait mouche.
Quels hobbies attirent l’attention et comment savoir si les vôtres sont pertinents
Certains centres d’intérêt font mouche dès la lecture. D’autres laissent le recruteur indifférent, ou pire, le font tiquer. Pour valoriser sa candidature, il faut viser des hobbies en cohérence avec le poste et la culture de l’entreprise. Un centre d’intérêt doit devenir un allié, pas un fardeau. Bannissez les généralités, « lecture », « cinéma », « voyage », qui noient le propos. Soyez précis : « littérature contemporaine nordique », « documentaires économiques », « randonnées dans les Pyrénées ». Vous envoyez ainsi un signal d’authenticité et de discernement.
La pertinence prime largement sur la quantité. Un loisir qui colle au secteur d’activité retient l’attention : la voile pour un métier lié au maritime, la programmation pour l’informatique. Le recruteur apprécie aussi la cohérence. Afficher un engagement associatif, c’est révéler son implication. Mettre en avant un sport collectif, c’est souligner sa capacité à collaborer.
Certains sujets, eux, sont à proscrire : politique, religion, jeux d’argent, chasse. Ces thèmes divisent ou créent un malaise. Préférez des activités fédératrices, qui dessinent un trait de caractère ou une compétence valorisable au travail.
Quelques critères pour évaluer vos centres d’intérêt :
- Authenticité : choisissez des loisirs qui vous correspondent vraiment.
- Spécificité : soyez précis, évitez les formulations trop vagues.
- Adéquation : reliez vos passions au poste ou à l’univers de l’entreprise.
Un loisir n’a d’intérêt sur le CV que s’il renforce l’image que vous souhaitez donner au recruteur. Faites en sorte que cette rubrique serve votre candidature, pas l’inverse.
Zoom sur les activités qui valorisent le plus votre profil professionnel
Certaines activités sont de véritables accélérateurs de crédibilité. Mentionner un sport collectif comme le football, le rugby ou le basket, c’est envoyer le message que vous savez coopérer, partager la victoire comme la défaite, accepter la décision du groupe. Dans une entreprise où le collectif pèse lourd, c’est un signal fort. À l’inverse, un sport individuel, course, natation, escalade, met en avant l’autonomie, la persévérance, la capacité à aller au bout d’un objectif.
La musique ou le théâtre racontent autre chose : rigueur, créativité, aisance à l’oral. Ces qualités sont recherchées pour des postes où la prise de parole ou la création sont centrales. Pratiquer la photographie, c’est montrer son sens du détail, sa capacité d’observation, autant de qualités appréciées dans de nombreux métiers.
L’engagement associatif ou le bénévolat sont des signaux puissants. Ils traduisent l’altruisme, la capacité à investir du temps sans attendre de retour immédiat. Du côté de l’innovation, les activités technologiques, robotique, programmation, veille numérique, séduisent dans les secteurs à la pointe du digital.
Voici quelques activités à mettre en avant pour valoriser votre profil :
- Organisation d’événements : démontre leadership, gestion du stress, sens de la planification.
- Blogging : met en lumière des compétences rédactionnelles, la créativité, la pédagogie.
- Voyage : révèle l’ouverture d’esprit, l’adaptabilité, la curiosité intellectuelle.
La rubrique « centres d’intérêt » ne se limite pas à un simple catalogue : elle met en avant des compétences transférables, des aptitudes humaines, une capacité à s’intégrer. Faites le tri, apportez des précisions, racontez ce que vous vivez à travers ces activités.
Présenter ses centres d’intérêt : astuces simples pour les mettre en avant sans fausse note
Un centre d’intérêt bien amené sur un CV donne immédiatement de la profondeur au profil. Mentionnez l’activité, précisez votre niveau, illustrez avec un exemple ou une réalisation concrète. Plutôt que des listes impersonnelles, ajoutez un détail : « Marathonien, 2 courses chaque année », « Piano, 8 ans de pratique, concerts associatifs », « Bénévole au Secours populaire depuis 2021 ». Cette démarche donne une consistance nouvelle à votre parcours et offre au recruteur un sujet d’échange en entretien.
Pour un étudiant ou un jeune diplômé, la section centres d’intérêt vient compenser une expérience encore limitée. Mettez en avant l’assiduité, l’investissement, les résultats obtenus lors d’un concours ou d’un projet collectif. Un profil expérimenté a tout intérêt à sélectionner des loisirs en lien direct avec ses expertises ou ceux qui ouvrent le champ de ses compétences. Nul besoin d’allonger la liste : trois ou quatre centres d’intérêt, choisis avec discernement, font le travail.
Pour présenter vos loisirs avec efficacité :
- Précisez toujours le contexte : « Organisation de tournois d’échecs en entreprise »
- N’hésitez pas à chiffrer : « Club de randonnée, 15 sorties par an »
- Reliez l’activité à une compétence demandée : « Photographie, gestion de projets d’expositions »
Ce qui compte, c’est l’authenticité. Les loisirs qui sonnent juste et qui s’intègrent naturellement à votre expérience professionnelle deviennent un véritable atout. La rubrique centres d’intérêt, loin d’être un simple accessoire, peut faire toute la différence pour transformer un CV standard en profil remarqué. Au fond, ce sont souvent ces détails, vrais et bien choisis, qui ouvrent la porte à de nouvelles opportunités.


